lundi 3 décembre 2012

CE QUI FAIT LA FIERTÉ DE KATY PERRY.


Jamais dans l'histoire de la musique pop une artiste n'a connu un début de carrière aussi formidable.  Avec son second album, elle s'est même offert le record de Michael Jackson (Thriller) en plaçant six chansons en première position du palmarès Billboard.  En plus de lui décerner des trophées pour récompenser son travail, l'industrie du show business lui rend déjà hommage.  Des hommages que l'on rend normalement à des artistes bien plus âgés.  Dans les sondages grand public ou dans les classements des magazines pour hommes, elle n'est pas loin non plus des premiers rangs au palmarès des femmes les plus belles et les plus sexy de la planète.  Mais ce n'est pas cette gloire, aussi immense et fulgurante soit-elle, qui rend le plus fière la princesse du pop Katy Perry.

Âgée seulement de 28 ans, la super star au look flamboyant, née à Santa Barbara, a déjà atteint le but qu'elle s'était fixé à l'aube de la vingtaine en se lançant à la conquête de Los Angeles, après avoir abandonné l'école quatre ans plus tôt.  La jeune Katy avait confié à ses parents qu'elle désirait faire quelque chose de spécial de sa vie, en suivant un chemin à nul autre pareil.  Qu'elle ait réalisé son rêve aussi rapidement témoigne de sa grande ténacité, d'une vision fantastique, d'un pouvoir de persuasion énorme et d'un talent exceptionnel ancré dans une imagination fertile et un don hors de l'ordinaire pour la création.


Évidemment, son physique avantageux, qu'elle sait mettre en valeur, a été également un atout important dans sa vie professionnelle, mais toutes ses qualités ne lui ont pas facilement ouvert les portes de ces grandes compagnies de disques qui ont les moyens et les ressources pour créer de toutes pièces une super vedette.  En fait, malgré son audace et son potentiel artistique certain, Perry s'est heurtée à des portes closes, à des refus dédaigneux ou elle a dû accepter des propositions décevantes lorsqu'elle a tenté de décrocher ses premiers contrats dans l'industrie de la musique.  À sa place, bien d'autres aspirants-artistes auraient lancé la serviette et renoncé à leur rêve.  Elle a plutôt redoublé d'efforts en retournant sur le terrain et en chantant partout où un public voulait bien l'entendre, que ce soit dans des bars ou des hôtels.  En espérant, bien sûr, que des personnes influentes du monde du spectacle soient dans l'assistance, par hasard ou par curiosité, afin qu'elles découvrent son talent.

Parfois, si vous ne pouvez convaincre les puissants décideurs des grosses compagnies de vous accorder une chance, il se peut que vous ayez réussi à impressionner tout de même des gens de leur entourage.  Ce fut le cas de Angelica Cob-Baehler, une ex-directrice de la publicité chez Columbia, qui, un bon jour, persuade son patron, Jason Flom, de EMI's Capital Records, d'écouter des enregistrements de Katy Perry.  On est en 2007.  Les dirigeants de EMI décident de faire confiance à cette jeune chanteuse qui semble avoir du cran et qui démontre une foi inébranlable en ce qu'elle peut accomplir.  Ce sera la meilleure décision de l'histoire récente de l'entreprise.  Perry deviendra le porte-étendard et le fer de lance de EMI.  En peu de temps, EMI produit le premier vrai album (ONE OF THE BOYS) de sa jolie recrue.  Il connaît rapidement le succès (près de quatre millions de copies vendues) grâce à des tubes dynamiques ("I Kissed a Girl", "Hot N' Cold", "Waking Up in Vegas").  Les débuts sont donc plus que prometteurs, mais on a encore rien vu...


En 2010, avec son nouvel album "Teenage Dream", Katy Perry se hisse à des sommets jamais atteints par une chanteuse populaire.  Son succès et sa popularité explosent.  On l'entend et on la voit partout.  En une année, ses spectacles, ainsi que ses ventes de chansons et de disques génèrent 44 millions de dollars de revenus.  Ses nominations se multiplient aux différents galas de l'industrie du spectacle et de la musique.  Un milliard de visiteurs ont vu ses vidéos sur You Tube.  C'est une des artistes qui "draine" le plus d'admirateurs sur les réseaux sociaux.  Ses entreprises commerciales (ligne de parfums, cosmétiques et produits de beauté) sont florissantes.  Mais elle refuse de se laisser avaler par ce succès-monstre.  Elle garde les pieds sur terre et ne joue pas à la diva, comme le font bien des étoiles moins brillantes qu'elle.  Elle n'est pas du genre à se faire attendre à ses rendez-vous.  Elle se pointe au travail, un peu comme n'importe laquelle ouvrière, sans faire de chichi et sans gardes du corps !  Elle respecte ses engagements.  Elle est exigeante mais pas "chiante".  Bref, dans la vie quotidienne, loin des feux de la rampe, c'est une jeune femme "normale".  C'est ce qui fait le plus sa fierté.  Cette humilité contraste incroyablement avec sa présence scénique, qui ressemble plus à un feu d'artifices avec ces décors hauts en couleurs, ces effets spéciaux extravagants, les costumes étincelants de fille-bonbon de la colorée chanteuse ainsi que ses cheveux aux teintes surprenantes !

Pour se prémunir des affres du monde fou du show business, Katy ne sort pas beaucoup dans les endroits huppés fréquentés par les autres vedettes.  Elle a gardé les mêmes ami(e)s qui l'accompagnaient lorsqu'elle a décidé de se rendre à Los Angeles pour se faire connaître et réaliser ses rêves d'artiste.  Elle se préoccupe peu des paparazzis et de la presse à potins.  Elle adopte une attitude "zen" face à la jalousie et à la méchanceté qui caractérisent une partie du milieu artistique de Hollywood.  Sa philosophie, c'est que le temps se charge de vite reléguer dans l'oubli les cancans, les mensonges et les attaques personnelles à son sujet ou au sujet des membres de sa famille.  Katy n'a pas de temps à perdre à répondre à ces médisances qui ne valent pas la peine qu'on s'en occupe.


Autant que possible, Katy Perry tient à préserver sa vie privée.  C'est ainsi que, malgré les nombreuses spéculations des chroniqueurs des médias ou des commentateurs sur les réseaux sociaux, elle ne s'est pas étendu sur les raisons de son divorce (en juillet 2011) d'avec l'acteur anglais Russell Brand.  Elle-même prend bien garde de ne pas se prononcer sur les relations de couple des autres vedettes de la colonie artistique.  «Personne ne sait réellement ce qui se passe (dans ce genre d'histoires) exceptées les deux personnes concernées» se contentera-t-elle d'indiquer.  Ce que l'on sait cependant, c'est que le naufrage de son court mariage lui a fait énormément de chagrin.  Dans le film PART OF ME qui a paru sur les écrans de cinéma l'été dernier, et qui comporte des éléments documentaires et biographiques sur Katy Perry, on peut apercevoir la chanteuse pleurant en arrière-scène durant sa tournée de spectacles de l'an passé.  Ces larmes et ce désarroi apparent correspondent justement à la période du divorce.  Dans PART OF ME elle explique qu'elle a dû se faire violence et se ressaisir malgré sa grande peine d'amour.  Katy a réalisé que ses problèmes personnels ne devaient pas affecter ses performances sur scène.  Les spectateurs qui remplissaient ses salles n'avaient pas payé pour voir et entendre une chanteuse triste et déprimée offrir un show qui ne répondait pas à leurs attentes.  "The show must go on", comme on dit dans le métier...  Mais il paraît que son ex-conjoint, Russell Brand, a protesté parce qu'il estimait qu'il passait pour le méchant dans ce passage du film montrant la jolie Katy en pleurs.

Perry misait beaucoup sur PART OF ME pour accroître encore davantage sa popularité, un peu comme Justin Bieber l'avait fait en 2011 avec le film en 3D intitulé NEVER SAY NEVER.  Mais alors que ce portrait du célèbre jeune chanteur canadien a rapporté des recettes de près de 100 millions de dollars, PART OF ME n'a pu faire mieux que des revenus aux guichets d'un peu plus de 25 millions de dollars.  Les deux productions cinématographiques ont nécessité un investissement semblable, soit environ 12 ou 13 millions de dollars.  Perry croyait tellement à ce projet qu'elle y a contribué à la hauteur de deux millions de dollars de son propre portefeuille.  Vus les résultats, par rapport aux attentes, PART OF ME peut être qualifié de demi-succès ou de déception.  Généralement, Katy a un bon flair en ce qui concerne ses projets artistiques.  Elle connaît bien son public et elle sait instinctivement ce qui peut lui plaire.  Ses fantasmes artistiques coûtent cher à réaliser, et ils effraient souvent son gérant et les producteurs qui travaillent chez EMI.  Par exemple, son numéro présenté aux Much Music Awards (ci-dessous) le 17 juin dernier, a coûté $ 200 000.  Mais jusqu'ici, ce genre d'extravagance a rapporté de gros bénéfices en faisant toujours avancer la carrière de cette audacieuse "show girl" dont l'arbre généalogique comprend des racines portugaises. Malgré leurs craintes en ce qui a trait à l'ampleur des moyens qu'ils déploient pour satisfaire les créations de Perry, les producteurs qui oeuvrent chez EMI ont appris à ne jamais parier contre les idées "flyées" de leur protégée.  Katy estime personnellement qu'elle est "efficace" dans l'art de concevoir de bons numéros ou de belles mises en scène.


Il va sans dire que même si votre cote de popularité est à son zénith, vous ne pouvez pas plaire à tout le monde.  Il y a des gens qui ne comprennent pas ou n'acceptent pas que cette jeune femme, qui a pourtant grandi dans une église, à cause de ses parents qui sont tous les deux des pasteurs du mouvement religieux "Born Again Christians", soit aussi sexy et écrive des chansons dont certaines paroles sont particulièrement osées et provocantes.  On montre aussi du doigt certaines images de ses vidéos clips, les pochettes de ses albums et quelques affiches sur lesquelles Perry est presque complètement nue.  Quand on lui fait part de ces critiques, la "California gurl" répond par un clin d'oeil coquin et un sourire entendu.  Elle est loin d'être la première ou la dernière à se forger une image de femme sexy.  Déjà dans les années 1940 ou 1950, on accusait certaines chanteuses américaines d'être obscènes parce qu'elles montraient un peu trop leurs jambes.  Perry n'est pas plus indécente que Britney Spears, Miley Cyrus ou autres Beyoncé...


Les parents de Katy Perry ne sont certainement pas d'accord avec tout ce que dit ou fait leur célèbre fille, mais ils l'aiment comme ils aiment leurs autres enfants.  Il y a des gens qui pensent que l'interprète de la chanson I KISSED A GIRL est devenue une mauvaise fille ou une dévergondée en réaction contre l'éducation trop stricte ou trop sévère imposée par ses parents religieux.  Cela ne fut absolument pas le cas, jure Perry.  Elle n'est certes pas une fervente catholique pratiquante mais elle a conservé une base spirituelle et une foi en Jésus, comme l'atteste le tatouage situé sous son poignet gauche.  Si Katy prie régulièrement, c'est pour demeurer humble et honnête.  La faveur qu'elle demande à Dieu, c'est de ne pas basculer dans la vanité du monde artificiel et superficiel du faux paradis hollywoodien.  Perry n'oublie pas non plus que c'est en chantant dans une église qu'elle a découvert sa voix, alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente.  À 16 ans, elle a même fait un album "gospel", mais il n'a pas retenu l'attention du public.  Quatre années plus tard, les Disques Columbia vont la jumeler avec THE MATRIX, l'équipe d'auteurs-compositeurs qui a notamment écrit et mis en musique des tubes comme "Complicated" et "Sk8ter Boi" pour Avril Lavigne.  En résultera un album, sous le nom de THE MATRIX, qui restera sur les tablettes avant de sortir sur le marché en 2009, après que Perry soit devenue une star.

Les années qui ont précédé la mise en orbite de la fabuleuse carrière de Katy Perry ont été difficiles.  Avant de se tailler une place dans le monde du show business, elle avait accumulé pas mal de dettes envers sa famille et envers son premier gérant, Bradford Cobb, un homme affable et gentil, natif du Mississipi, qui croyait beaucoup en elle.  Il est venu souvent au secours de sa protégée en signant des chèques pour payer un mois de loyer en retard ou effectuer un paiement pour éviter qu'elle se fasse saisir sa Volkswagen Jetta noire.  À un moment donné, Katy devait $ 20 000 à son mentor.


Cobb avait vu juste.  Katy Perry était un diamant brut qui n'avait besoin que d'un peu de taillage et de polissage pour révéler toute sa valeur.  Si certains gros bonnets de l'industrie de la musique ont d'abord refusé de l'aider parce qu'elle n'avait rien prouvé et parce qu'ils n'aimaient pas son approche directe et son franc parler, les professionnels qui ont ensuite travaillé avec Katy ont apprécié son caractère passionné et sa volonté de bien faire les choses.  Son souci du détail, ses remarques et ses suggestions judicieuses, sa fiabilité et sa ponctualité, et le don qu'elle a de trouver toujours la meilleure solution à un problème donné, font de cette jeune femme intelligente une perle rare pour le travail en studio.  Que ce soit pour des enregistrements, des numéros devant public ou le tournage de vidéos, les gens de l'entourage de Katy Perry savent qu'elle aura préalablement fait ses devoirs et qu'elle sera prête à donner le meilleur d'elle-même.  Elle sera en forme et bien éveillée contrairement à certaines autres vedettes qui ont la fâcheuse habitude de se présenter au travail en retard et mal en point, après avoir trop traîné dans les clubs de nuit.

Même si elle a été écorchée par un divorce éprouvant, Katy Perry croit toujours en l'amour et au mariage.  Elle fréquente présentement John Mayer et compte bien faire vie commune avec lui.  La chanteuse, qui nourrit aussi un amour obsessif pour la race féline, prépare également un nouvel album qui devrait sortir l'été prochain.  Il sera intéressant de découvrir quelle orientation elle donnera à ce matériel tout frais.  Poursuivra-t-elle dans la même veine "sucrée" qui a fait son succès ?  Ou bien nous surprendra-t-elle en empruntant une voie insoupçonnée ?  Peu importe où son imagination fertile et son heureuse inspiration la guideront, bien téméraires seraient ceux qui oseraient parier contre elle !

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